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 Dmitri Romanov ☼ Imagine que j'donne un Oreo à Dracula...

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Dmitri Romanov
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Feuille de personnage
En couple?: Marié, mais c'est compliqué
Animal: le chat de Ryan...qui doit vraiment avoir 9vies...
Age: assez vieux pour pas être humain

MessageSujet: Dmitri Romanov ☼ Imagine que j'donne un Oreo à Dracula...   Jeu 24 Mar - 18:02






Dmitri Romanov
Propriétaire de chambres d'hôtes




• 325ans
• Marié
• Vampire
• Soviétique
• Neutre
• Métamorphose Vampiresque / Sens hyper-développés / Vitesse accélérée
• Toutes les faiblesses liées aux vampires (feu, crucifix, soleil, ...) / Sa nièce et sa créatrice, pour qui il irait se damner sans réfléchir / Lunatique, il peut s'éprendre d'une cause perdue un jour et voter pour être sa propre cause le lendemain
• Une après midi bronzette au soleil de midi / Claustrophobe
 Famille & Animal
Mina Murray : Sa créatrice et son épouse, qu'il recherche depuis un bon siècle bien qu'il ai fait passer sa nièce en priorité ces derniers temps.
Anastasia Romanov : Sa nièce, pour qui il est prêt à tout. La fille qu'il n'a jamais eu, en somme. Preuve en est, il l'a transformée pour la sauver, et même s'il s'en bouffe parfois les doigts, il ne regrette jamais longtemps d'avoir été si égoïste. La vie en solitaire, il ne sait plus faire.
Ryan Pendragon : S'il considère sa nièce comme sa propre fille, il considère celui-là comme son propre fils, même s'il se méfie des pouvoirs de pyrokinésie du jeune homme (Feu + vampire? Pas compatible)


 Caractère
Discret C'est la première qualité que me donnent ceux qui me connaissent. Loin du caractère exubérant de la plupart des vampires, je me fond dans la foule et me mêle presque sans mal à la masse des humains.
Obstiné Défaut ou qualité, cela dépend des circonstances. Toujours des circonstances, encore et encore. Je suis droit dans mes bottes et fier de mes choix, même si mon chemin est bien loin de suivre celui que je m'étais donné au départ.
Lâche Ceci est mon pire défaut. De deux maux je choisis toujours le moindre, et s'il me faut faillir à ma parole pour survivre, je n'aurai aucun scrupule à le faire. Celui qui ne fait pas de vagues est celui qui tient le plus longtemps en selle.
Lunatique et oui j'ai mes humeurs. Et quelque chose qui m'intéresse fortement le lundi peut me paraitre sans intérêt aucun le mardi. J'ai jamais prétendu être un allié fiable, vous n'avez qu'à vous en mordre les doigts tous seuls si vous l'avez pensé. Pour ma part, je ne connais pas le mot remord.
Sans pitié enfin presque. Le plus souvent, je tue pour me nourrir, un point c'est tout. Mais il m'arrive d'être repris par mes vieux instincts, et dans ces cas là, j'aime à jouer avec mes proies comme un chat avec une souris. En prime, gare à celui qui me déplait, j'ai tendance à sortir les crocs assez aisément. J'ai également un faible tout particulier pour le O négatif, et ce groupe est assez compliqué à trouver pour que je ne commence pas à jouer de scrupules quand j'en trouve. Femme, enfant, vieillard, rien à faire. Tout se mange et tout se digère, avec plus ou moins de facilité. Me nourrir d'un cerf? Ça m'arrive aussi à mes heures. Que voulez vous, quand on m'annonce l'arrivée imminente d'une banque de sang vivante à laquelle je n'ai pas le droit de toucher, faut bien que je prenne les devants et me nourrisse un maximum, même si ça doit être d'un cerf.
Solitaire Ma loyauté ne va qu'à moi-même, et à personne d'autre, même s'il m'arrive de conclure des alliances que je sais briser dès que l'intérêt s'éloigne de mes vues. Mes intérêts et ma survie seuls importent, et aucune autre cause ne vaut cela à mes yeux. Sauf peut-être s'il s'agissait de la fin du monde... uniquement parce que sa fin signifie assurément la mienne.
Solidaire, avec ceux de mon sang uniquement. Si j'ai tué mon père sans l'ombre d'un remord, j'ai veillé de loin, quand j'y pensais, sur le reste de la famille, génération après génération. Jusqu'à eux, Anya et Ryan. Ils m'ont rendu une partie de mon humanité, et je fais de mon mieux pour veiller sur eux à mes heures. Oh non, je ne jouerai pas les tontons gâteaux, j'ai trop de fierté pour cela, mais ces gamins là, j'y tiens particulièrement.



 Histoire
Romanov. Un nom qui en impose en Russie. Famille de Tsars, de père en fils, de mère en fille, depuis si longtemps que cela semble un fait ayant toujours été vrai, et ce même si le pouvoir de cette famille est aujourd'hui diminué.
Bâtard. Tous les rois ont leurs bâtards, ces fils grandissant dans l'ombre de leurs héritiers, gène permanente de leurs père, demi-frères et belle-mère. Bâtard, c'est ce que j'étais, depuis le jour de ma naissance et jusqu'à ma mort. Mon père n'était nul autre que Pierre 1er de Russie, Pierre le Grand, premier Empereur de Russie. Quand à ma mère, une courtisane l'ayant approché de trop près, certainement. Je ne peux guère me vanter de l'avoir connue, ayant été élevé par d'autres, comme n'importe quel fils de noble est bien davantage élevé par ses servantes que ses parents. J'ai eu un frère, enfin, demi-frère, ou plutôt, plusieurs demi-frères & sœurs, même si le seul ayant compté pour moi fut l'ainé de la fratrie, Alexis, de quelques semaines seulement mon ainé, et dans l'ombre duquel je passais suffisamment de temps pour que de véritables liens se tissent entre nous. D'un coté, c'est le seul ayant vécu au palais en même temps que moi qui vécu assez longtemps pour que je m'en soucie.
Oublié. Effacé, invisible aux yeux de tous, ainsi passa mon enfance. Je n'ai pas à m'en plaindre, quand j'y repense, après tout, tout les fils illégitimes du monde ne dorment pas dans des draps en soie tissée de fils d'or, ne profitent pas des leçons enseignées à un petit prince capricieux refusant l'absence de son demi-frère et seul ami lors des visites de son précepteur, et ne profitent pas du gite et du couvert royal tandis que le peuple souffre des ardeurs de l'hiver. Non pas oublié, privilégié. Un fils de tsar de la sécurité duquel personne ne se soucie, disposant de la liberté de ceux qui n'accèderont jamais au trône.
Cavalier. La passion pour les chevaux me prit dès ma plus tendre enfance, lorsque je suis pour la première fois monté sur la selle de l'une de ces créatures. Comment un animal si fier et sauvage pouvait accepter de servir de monture aussi docilement? Ce sont des heures et des jours de mon enfance que je passais dans les écuries, et il ne me fallu que quelques courtes années pour devenir bien meilleur cavalier que mon frère, ce qui donna lieu à nombre de courses et autres joutes amicales entre nous. L'équitation était bien le seul domaine où le bâtard surpassait l'héritier, et le seul domaine où l'héritier ne supportait pas d'être supplanté par le bâtard.
Guerrier. Rares étaient les occasions où mon père se souvenait de mon existence, mais cette fois-ci, j'ai pensé que j'aurai préféré qu'il m'oublie. J'avais un peu plus de seize ans lorsqu'il fut décidé que j'avais passé bien assez de temps au palais sans autre raison que le sang des Romanov coulant dans mes veines. Raison d'autant plus futile que mon père ne m'a d'ailleurs jamais officiellement reconnu comme son bâtard, et qu'il est de mon fait seul de me présenter aujourd'hui comme un Romanov, comme une moquerie faite à cet homme n'ayant jamais pensé à moi, et un souvenir de mon frère aujourd'hui décédé. Cependant, je m'égare. Je disais donc que mon père décida qu'il était temps pour moi de voir du paysage, débarrasser le plancher, ou quelque expression qu'il vous plaira d'utiliser, et m'envoya rejoindre les rangs de l'armée, où mon statut de bâtard du tsar me fit bénéficier de bien moins d'égards qu'au palais. Si, jusqu'à présent, j'avais pu profiter des bons cotés de ma condition, j'ai rapidement appris qu'un bâtard ne pouvait compter sur personne d'autre que sur lui-même en dehors de sa cage dorée.
Frères. J'avais 27ans quand je quittais enfin l'armée, après plus d'une décennie de galère, de combats aussi bien face à nos ennemis qu'entre membres d'une même troupe, de frimas et de famine, et une missive de mon frère me fit rejoindre non pas Saint-Pétersbourg mais le palais de l'empereur Charles VI, où il s'était réfugié suite à l'ire de notre père. Cependant, à peine un an plus tard, je ne parvins pas à le convaincre de m'écouter lorsqu'un messager lui fit croire que le tsar était prêt à lui pardonner toutes leurs divergences d'opinions et d'actions. Retour en Russie, donc, même si je le plaçais sur de mauvais augures malgré les tentatives de Alexis de me faire rejoindre son point de vue et sa logique, qui aurait pu paraître logique à qui ne connaissait pas personnellement notre père : un tsar ne se risquerait pas à perdre son unique héritier. Seulement, si je ne parvins qu'à être enfermé jusqu'à ce qu'un garde, de mes amis de la guerre, ne me libère contre quelque compensation pécuniaire, mon frère lui, n'en revint jamais. J'appris peu de temps après qu'il n'avait effectivement pas survécu à ce retour au palais impérial, bien que je n'ai jamais pu me convaincre de la version officielle de cette affaire.
Libre. 1722, soit quatre années plus tard. Quatre années durant lesquelles j'ai découvert les plaisirs simples réservés à d'autres bâtards de moins nobles lignées. Les tavernes, l'alcool, les femmes, tant de plaisirs interdits au sein du palais impérial, même pour un simple bâtard sans importance. Si je dois avouer avoir côtoyé quelques femmes et bu quelques verres lors de mes années passées au front, ces quatre dernières années ont véritablement été celles où j'en ai profité à fond, comme un vrai petit parvenu, pourtant fauché comme les blés en début d'hiver. C'est finalement dans l'une de ces tavernes que j'ai croisé la Mort personnifiée en la personne de Mina, jolie fleur ténébreuse oubliée dans l'ombre  d'un coin sombre de la pièce. Mina comme la Mina de Dracula, oui, mais à l'époque, Bram Stoker n'avait pas encore écrit son roman, donc non, je n'ai absolument pas associé cette femme à un quelconque vampire ... Bram Stoker aurait peut-être du naitre deux siècles plus tôt, en fait.
Mort. Quatre piqures, quatre lames acérées et affamées déchirant la peau de ma gorge, et rapidement, l'impression d'avoir bien trop bu sans avoir pourtant ouvert la moindre bouteille, alors que, loin d'être celui qui s'abreuve, je suis celui qui se vide de son sang minute après minute. L'horizon s'assombrit soudain alors que le sol se dérobe sous mes pieds et que je jurerai voir la lumière au bout du tunnel. La suivre, bonne idée? A voir.
Renaissance. La lumière m'éblouit l'espace d'une seconde, provoquant comme une brulure à l'acide dans chaque parcelle de mon être, avant de disparaitre subitement, mes yeux s'ouvrant sur un piège sombre dans lequel je suis apparemment tombé. Je tente sans succès de respirer, remarquant cependant que je ne suffoque pas non plus, et décidant d'y réfléchir plus tard, alors que je dégage mes mains comme je le peux afin de pouvoir toucher ce qui s'emprisonne. De la terre, rien que ça. Enterré vivant, sérieusement? Ça y est, je panique. Si j'ai bien une phobie profonde, c'est la claustrophobie, et là, elle est totalement présente!
Monstre. Plusieurs heures me sont nécessaires pour m'extirper de cet enfer dans lequel je me trouvais avant que la lumière des étoiles ne se reflète enfin dans mes yeux, et à peine sorti de ce trou, une autre préoccupation me vient à l'esprit. La faim. Comme si je n'avais pas mangé depuis des semaines. En fait, c'est peut-être le cas. Combien de temps ai-je passé sous terre? Cette réponse, c'est Mina qui me l'apporte, comme je la croise de nouveau alors que je sors de la boutique que ma faim m'a forcé à piller avant de me rendre compte que rien ne parvient à attirer ma gourmandise. Rien, à part les battements que j'entends sous la peau du cou du gérant des lieux, qui me donnent l'étrange envie de le dévorer vivant. Ainsi donc, Mina est un vampire, et c'est ce que je suis et ce avec quoi je dois "vivre" jusqu'à ce que cette existence s'achève. Mais, on m'a demandé mon avis à moi? Enfin, Mina m'informe rapidement que quoi que j'en pense, rien ne pourra me permettre de revenir en arrière, alors, autant aller de l'avant? Avec une paire de crocs qui n'attendent que de se nourrir du sang d'un être humain innocent, aller de l'avant prend une toute autre tournure...
Vengeance. 1725. Trois années déjà que Mina a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Trois années qu'elle m'apprend tout ce qu'elle sait de notre nature, et trois années que nous formons un couple aussi solide que peut l'être celui formé par deux créatures dépourvues de sentiments. Trois années aussi que nous voyageons, comme notre appétit nous force à de fréquents déplacements afin d'éviter d'être découverts. Mais il me restait une tâche à accomplir. Contre l'avis de ma créatrice. C'est donc seul que je reviens à Saint-Pétersbourg, et plus précisément, au palais impérial, profitant du calme de la nuit, de ma connaissance des lieux et de la furtivité que me donne ma nature pour pénétrer dans le palais et trouver le maitre des lieux, mon père, l'assassin de mon frère, à qui je n'hésite aucunement à exposer ma nature, le tourmentant au sujet de sa mort prochaine, avant que mes crocs ne lui déchirent la gorge, mettant un terme à l'existence du tsar. Bien entendu, ce ne sera pas la raison officielle retenue par l'Histoire, mais moi je le sait, et cela me suffit.
Voyageur. J'ai retrouvé Mina quelques jours plus tard, et, après la soufflante du siècle sur les risques inutiles que j'avais pu prendre pour tuer mon père, nous sommes repartis ensemble, traversant l'Europe entière et d'autres pays encore, nous installant parfois quelques années quelque part pour mieux repartir ensuite, mais jouant le plus souvent les nomades. Nous tenir à carreaux n'a jamais été notre fort, pardon, me tenir à carreaux n'a jamais été mon fort, et si Mina avait un total contrôle sur ses instincts, il n'en a pas toujours été de même de moi, et il nous fallu à plusieurs reprises disparaitre de la circulation suite à une erreur de ma part. Que voulez-vous, ces humains sont de vrais hamburgers ambulants. Si vous restiez deux jours sans manger et qu'on vous offrait un hamburger frites, sauriez vous dire non?
Installé. 1837. A force de voyager, j'avais besoin de me poser quelque part de façon durable. Peut-être en avions nous besoin tous les deux, en fin de compte, et cela m'a juste totalement frappé alors que notre route nous faisait découvrir l’Écosse et ses lacs emplis de légendes. Le plus célèbre et celui qui frappait le plus les gens de terreur, avec des histoires toutes plus folles les unes que les autres sur le monstre vivant dans ses eaux était bien entendu le Loch Ness et celui qui nous a tapé dans l’œil sans détour. Un manoir hanté dont les gens refusaient seulement de s'approcher? Parfait pour un couple de vampires ayant soif de tranquillité. Enfin, tranquillité, c'était vite dit. Une décennie suffit à ce que les quelques victimes par an et les trop nombreux cervidés que nous abattions pour notre alimentation commencent à devenir suspect, même dans une région si pleine de légendes, et nous repartions de nouveau, gardant tout de même les lieux en réserve pour nous y réfugier plus tard. Après tout, nous étions immortels, suffisait d'attendre que les choses se tassent et nous pouvions revenir quelques temps, plus discrètement cette fois-ci. Ce que nous fîmes en 1865, avant de repartir de notre propre chef en 1869, non sans avoir laissé les lieux sous la surveillance de la "Dame du Lac". Nous avions un lac à veiller, elle n'en avait plus sous sa garde, disons que nous avons su trouver un arrangement arrangeant les deux parties.
Seul. Il y a presque un siècle que je me suis retrouvé seul. Si Mina a su m'enseigner tout ce qu'elle savait de notre race, et une capacité inouïe à finalement me contrôler bien mieux que lors de mes jeunes années, comme si j'avais trouvé un bouton m'offrant une conscience, c'est pourtant vide que je trouvais le lit à mon réveil, un soir d'hiver. Je n'avais jamais pensé que la lassitude pourrait un jour s'installer entre nous, mais il semblerait que j'aurai du la voir venir ... et après avoir écumé l'entièreté du territoire américain, où nous nous étions installé quelques mois auparavant, c'est vers l'Europe de l'est que me guidaient mes pas, comme je sentais qu'un retour aux origines s'imposait. Pour elle, la Transylvanie et Dracula, pour moi, la Russie impériale ... Une seule certitude est bien présente à mon esprit : tant que nous serons tous les deux "vivants", nos chemins se croiserons de nouveau, comme à chacune de nos séparations, même si ces dernières n'ont jamais eu pour durée la moitié de la dure totale de notre relation.
Retour aux sources. Je rejoignis la Russie impériale, vivant près de quatre années dans l'ombre du tsar Nikolai Romanov, Nicolas II pour d'autres, quelque chose comme mon quatre ou cinq fois arrière petit neveu (ça donne un léger coup de vieux), tentant sans succès aucun de le mettre en garde contre une menace bien plus grande que le vampire vivant dans le palais : la liche s'étant installée à la droite de l'empereur, Raspoutine. Lorsqu'il attaqua finalement le palais, je ne parviens à éloigner de sa folie meurtrière envers les Romanov que la jeune Anastasia. Il avait bien précisé qu'il comptait abattre "jusqu'au dernier des Romanov"? Je n'en était peut-être pas complètement un, mais suffisamment cependant pour que je ne tente pas la folie d'y retourner. Sauver la gamine me suffisait amplement dans le genre "acte héroïque".
Seul, again. Je ne comptais pas l'élever, cette petite. Comment aurais-je pu, de toute manière, en passant mes journées, du lever au coucher du soleil, dans un état davantage mort que vif? Alors je l'ai laissée, dès que j'ai été convaincu d'être suffisamment éloigné de St Pétersbourg pour qu'on ne fasse pas le lien entre une orpheline choquée faisant un blocage amnésique et la princesse mystérieusement échappée du palais. Puis j'ai repris ma route, direction l'Europe de l'Ouest et un sympathique fou ayant décidé d'offrir à manger aux vampires et autres nécrophages du quartier. Les guerres ont ça de bien que ça offre de la bouffe facile à des créatures telles que moi, même si je préfère de loin achever les mourants que bouffer les morts. Le sang de mort, je le digère vraiment pas ...
Famille. 1918, au sortir de la guerre. M'étant repu pour des décennies avec les restes de cette guerre stupide, je décidais de prendre des nouvelles de Anya. Entre autres, j'ai également eu écho de sa grand-mère Marie ayant survécu au massacre et réfugiée à Paris, et avait pour idée de réunir les deux dernières parties de la famille. Oui, je suis sentimental parfois. Le voyage de la Russie à Paris fut l'occasion de remettre à jour la mémoire de la désormais jeune femme, mais également de la faire tomber dans ce monde qui est le mien, car difficile de garder secrète ma nature en passant mes nuits avec elle et mes journées à l'abri.
Destin. On peut dire qu'il s'acharnait sur nous, car il n'y avait pas trois mois que nous avions rejoint Paris que Raspoutine nous retrouva, et je ne put que le ralentir dans son attaque alors que Anya s'effondrait, l'odeur de son sang emplissant mes narines. Sang qui n'avait cette fois pas le goût que je pouvais lui connaitre, mais un goût de cendre, aussi sombre que pouvait l'être mon humeur. Laisser mourir celle que j'étais parvenu à sauver jusque là? Hors de question pour moi, et un simple hochement de tête  de Marie me suffit pour planter mes crocs dans la chair du cou de la jeune princesse agonisante, lui ouvrant les portes d'un royaume dans lequel je m'étais juré de ne jamais entrainer personne.
Mentor. En tant que son créateur, je me devais de veiller sur ma jeune nièce et l'aider à appréhender sa nouvelle nature. Et j'ai assez rapidement du avouer mieux comprendre l'exaspération de Mina a mon égard lorsque les rôles étaient inversés. Tenir en laisse un vampire nouveau-né démarrant au quart de tour à l'odeur de la plus petite goutte de sang existant dans le kilomètre carré environnant est juste tuant. Et je vous explique même pas à quel point ça peut dégénérer quand la demoiselle vous explique qu'elle est Grande-duchesse et que vous n'êtes qu'un bâtard indésirable n'ayant rien à dire à sa majesté.
Festin. Et oui, les humains n'ont apparemment pas besoin de nous autres "monstres" pour mourir en grand nombre. En fait, s'entretuer eux-mêmes, ils sont plus que doués pour cela. Et après une première Guerre Mondiale, allons-y gaiement pour une seconde. Personnellement, ça m'a donné de quoi calmer l'appétit sans bornes de ma protégée. Et lui a mis deux trois grammes de plomb dans le crâne également, comme il semblerait que la barbarie dont les humains ont su faire preuve au cours de ces quatre années a même su paraître amorale pour nous autres vampires. Bon, d'accord, y avait de la nourriture facile, à condition bien sur d'éviter les bombes, mais trop d'horreur tue l'horreur.
Une pause s'impose. Et quand j'ai besoin d'une pause, je me réfugie dans ce manoir que j'ai su conserver sur les rives du Loch Ness. Parfois, un vampire peut faire une overdose de sang humain, et là, je ne pouvais simplement plus supporter de croiser un humain en peinture, alors, profiter de la réputation de château hanté - est-ce seulement une réputation? Je doute être seul H24 dans cette vieille bâtisse - de ma demeure pour être tranquille une décennie ou deux, je prenais volontiers. Quand à Anya? Si elle est restée dans les parages les premiers mois, ses envies de voyage l'ont rapidement rattrapées, et elle a fait la route seule pendant un temps. Enfin seule, sans moi toujours, parce que seule, ça reste à voir. Preuve en est qu'il ne lui a fallu qu'une trentaine d'années (ou 40? Compter, je ne sais plus faire) pour se trouver une compagnie plutôt du genre pot de colle.
Famille, again. C'est ce qu'on est devenus petit à petit, tous les trois. D'accord, c'est pas un vampire (Anya m'aura épargné l'élevage d'un second suceur de sang), ses pouvoirs de guérison sont juste inutiles pour nous et en prime c'est un lance-flamme ambulant, mais curieusement, entre le gosse en mal de père et le vampire en mal de gosse, ça a collé. Puis je sens que pour ma nièce, c'est le bon (sinon je le bouffe, de toute façon), alors il n'y a aucun intérêt à jouer les oncles surprotecteurs pour elle contre lui, autant le compter dans le cercle ultra privé des gens pour lesquels je risquerai potentiellement ma peau. D'ailleurs, si ma demeure est restée notre quartier général principal, il est courant de me trouver dans cette maudite France, voire même parfois directement dans les conflits de cette maudite Ecole, quand mon "cher et tendre" neveu m'entraine dans la bagarre sans me demander mon avis... les téléporteurs, c'est juste chiant, même si ça a l'avantage de nous faire économiser les billets d'avion quand on veut traverser le globe pour les vacances.


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Dernière édition par Dmitri Romanov le Mar 13 Juin - 14:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dmitri Romanov ☼ Imagine que j'donne un Oreo à Dracula...   Sam 26 Mar - 23:37

bon, fichette finie, si tu peux me trouver les 25défauts que j'ai pas vu, fais toi plaisir (a)
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Dmitri Romanov ☼ Imagine que j'donne un Oreo à Dracula...

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